Salut à vous,
La lecture du Règlement de la DNACG (Direction Nationale d'Aide et de Contrôle de Gestion) vous aidera sans doute à mieux comprendre...
Dans son annexe 2 (Dispositions relatives à l'information et au contrôle de la gestion des clubs professionnels), l'article 1 (Organisation des clubs) précise notamment les obligations générales. Il y est dit que les clubs doivent, je cite :
"limiter la somme des salaires bruts versés aux joueurs et entraîneurs au montant fixé au préalable par une décision motivée de la DNACG ; en toute hypothèse,
la part de ces salaires ne pourra excéder 55% des produits prévus au compte de résultat prévisionnel et des produits constatés dans les comptes de clôture de l'exercice".
Autremrement dit, dans son règlement, la DNACG limite les salaires bruts versés aux joueurs et entraîneurs au prorata des recettes prévues, puis constatées, au compte de résultat du club (en l'occurence:55%).
Toutefois, les dirigeants de clubs, peuvent aisément contourner ces limites. Deux pistes :
1/ les primes
2/ les contrats d'image
Si les primes ne sont pas définies par le règlement de la DNACG comme faisant partie intégrante des salaires bruts (qui sont eux fixés d'avance, contrairement aux primes), alors il est facile d'accroître sensiblement la rémunération des joueurs et entraîneurs.
Si, en revanche, les primes sont définies comme partie intégrante du salaire alors il n'est pas possible pour les dirigeants de clubs de contourner la limitation de la masse salariale par ce biais là.
Solution plus certainement adoptée par les clubs : trouver des partenaires financiers disposés à signer directement des contrats d'image avec leurs joueurs. C'est souvent le cas, par exemple, entre joueurs et équipementiers.
Ainsi, les gros clubs de notre championnats, ne se démarquent pas seulement par l'importance de leur budget mais aussi, et surtout, par leur capacité à trouver des partenaires disposés à signer ces fameux contrats d'image auprès de leurs joueurs.
C'est ainsi, pour répondre plus précisément à Formica Surfosa que le BO, grâce à Cap Gemyny ou Puma fidélise ses meilleurs éléments.
La règlementation de la DNACG visant à maîtriser la masse salariale est donc strictement appliquée par les clubs, mais largement contournée dans les faits... C.Q.F.D.
D'où la conclusion de TribuneC : "On nous prend pour des cons".
Amicalement
Globetrotter
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" Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui d'abord votre bonne humeur."